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Arnaud Fonquerne est un photographe attaché aux histoires humaines, à la mémoire et la résilience des sociétés en crise. C’est cette même exigence narrative qu’il met au service du digital à travers le Studio Dyscern, qu’il a fondé pour aider les acteurs engagés à bâtir une présence en ligne qui leur ressemble.

Membre NUJ (National Union of Journalists) • Hans Lucas • CEO Studio Dyscern

Le déclic

Arnaud Fonquerne n’est pas encore photographe, pas officiellement. Il se rend en Cisjordanie pour un projet qui n’a, à l’origine, rien d’une vocation : documenter les 20 ans des accords d’Oslo, ratifiés en 1993 entre Israël et la Palestine. De ce voyage naît Broken Hopes, un webdocumentaire en noir et blanc. Ce sera le premier chapitre d’un travail qui ne s’arrêtera plus.

Ce qui reste

Autodidacte, photographe depuis 2015, Arnaud construit son regard autour d’une question qui traverse tous ses projets : que devient une société quand elle se fissure : que garde-t-elle en mémoire ? De Potosí (Les fantômes de Potosí) à Paris (Nuit Debout, Chaleur Sociale), de la crise climatique (COP21, The Last Push) à l’intime (Windowed, Here but not there), son objectif se pose systématiquement là où la tension, la révolte ou le déséquilibre social laissent une trace sur les visages.
Le portrait devient son outil de prédilection, non comme esthétique, mais comme outil documentaire d’information sur le monde. Chaque projet au long cours interroge la portée historique ou sociologique d’un sujet, avec une conviction : l’humain reste le point d’entrée le plus honnête vers le collectif.

Entre journalisme et geste artistique

Il ne tranche jamais complètement entre les deux. Documenter pour informer, oui, mais aussi donner de la voix, dans un univers parfois onirique, à ce qui autrement resterait silencieux. C’est cette tension assumée, entre volonté journalistique et geste artistique, qui façonne sa manière de raconter la mémoire et la résilience.

De l’image à l’expérience

Cette même exigence, comprendre un sujet en profondeur avant de choisir comment le raconter, guide aussi l’autre versant de son travail. Depuis 15 ans, Arnaud navigue entre communication d’intérêt général et création de dispositifs interactifs. Il aime plonger dans les contenus, en comprendre les rouages, et imaginer la meilleure manière de transmettre l’information pour créer des expériences qui ont du sens. Les projets solidaires et culturels lui tiennent particulièrement à cœur.
Il a eu la chance de collaborer avec l’Agence française de Développement, AIDES, Amnesty International, Action contre la Faim, La Cimade, Médecins du Monde, le Samusocial de Paris, ainsi que de nombreux festivals. Il enseigne également à l’EMI et travaille régulièrement avec des entreprises de l’économie sociale et solidaire.
En 2014, il fonde Dyscern pour mettre l’émotion et la narration au centre de ses projets. Son objectif : que chaque création ne se contente pas d’informer, mais raconte une histoire : qu’elle prenne la forme d’une photographie ou d’un dispositif numérique.